Et la réponse est : 800.000 personnes tout au plus.

C’était une trahison annoncée, Damon Lindelof ne va certainement pas s’en cacher, il voulait développer une suite à la saga d’Alan Moore en le cocufiant. Sans vouloir faire une suite cérémonieuse et dans le prolongement.

Mais est-ce que c’est vraiment possible de trahir l’auteur de génie qu’est Alan et de donner suite à son corpus et tout ça sans le respecter ? Surtout un corpus aussi costaud que Watchmen ? Est ce que c’est possible d’emprunter le lore ultra musclé du pivot que Watchmen représente dans l’histoire du comics sans lui tenir la main pour l’élever au rang de légende ?

La réponse, c’est vous qui allez en décider, c’est la popularité du contenu. D’abord son succès immédiat, ensuite son impact durable, sur le long terme. Par conséquent, on peut se poser la question : “Quels sont ces choix ?”.

D’abord, un gros bond dans le futur. Ensuite, le contexte politique aussi bien à l’intérieur des frontières US qu’à l’extérieur. Un peu de référence saupoudrée avec un Dr Manhattan qui fait des châteaux de sable sur Mars. Mais de loin.

L’histoire a donc lieu dans l’état de l’Okhlahoma, à Tulsa. Petit ville dans laquelle le nouveau statu quo va donner naissance à de nouvelles péripéties. Et cette fois-ci on parle plus de racisme, de group résiduel du KKK pour expliquer les antagonismes. D’un côté les super-héros justiciers autoproclamés sont devenus hors la loi. (Premier shift majeur), les forces de l’ordre sont désormais masquées, de peur de représailles. Et le masque de Rorschach est devenu synonyme de « diabolique ».

Au casting, du beau monde, Regina King qui n’en fini pas d’allonger la liste de son skill set tant sa performance physique est impressionnante. Don Johnson ! Royal comme toujours. Sans oublier Jeremy Irons qui incarne un Ozymandias du troisième âge. Enfin, notons la prestations de Tim Blake Nelson qui a déjà joué dans un des films du early MCU. Mais qui est cette fois-ci gâté par un rôle de premier plan et disons-le franchement : Hypnotisant.

C’est donc ca, le projet, rafraichir une franchise en revitalisant tout son casting, et en déplaçant les enjeux de manière délibérée et déterminée. 9 épisodes au programme et une hype quasi négligeable pour l’instant.

Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il s’agit d’une prise de risque, et que les surprises vont se distiller proprement.

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